Night Call, sortie le 24 novembre 2014

Affiche film Night Call avis critique

Un film de Dan Gilroy avec Jake Gyllenhaal, Rene Russo et Bill Paxton.

Bande-annonce:

Synopsis:

« Branché sur les fréquences radios de la police, Lou parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n’aura aucune limite… »

Mon avis:

Détrompez-vous, Night Call n’est pas un remake de Drive, même si le protagoniste, Lou Bloom (Jake Gyllenhaal), parcourt lui aussi les rues la nuit en voiture. Le titre original Nightcrawler est en effet difficile à traduire en français, mais renvoie à la situation du personnage de Lou, en tant que prédateur nocturne. Le rythme est un peu lent au début du film, mais a le mérite de nous plonger dans l’univers de cet homme qui tente de survivre en enchainant les vols et délits, se distinguant toutefois par sa détermination à réussir. Le hasard va changer sa vie, lorsqu’il croise une équipe de reporters qui se précipitent sur le lieu d’un accident pour saisir des images sensationnelles à revendre à des chaines d’information.

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Armé de son scanner radio et d’un camescope bas de gamme, il se lance aussi dans cette quête d’images choc, en sillonnant les rues de Los Angeles, qui nous apparait sous un nouveau jour. Véritable film choc sur la manière dont les médias tentent par tous les moyens d’obtenir des sujets qui attirent le plus d’audience, Night Call séduit surtout par son personnage révoltant, Lou, incarné à merveille par Jake Gyllenhaal. Il représente un homme obsédé par l’ambition, qui manipule son entourage et qui s’en sort grâce à son perfectionnisme. Complètement dénué d’empathie, Lou capte pourtant l’attention du spectateur – possédant certains traits qui le rendent malgré tout humain – qui ne peut s’empêcher d’admirer son comportement, inspiré par une profonde analyse du monde et de l’autodidactisme, tout comme son art d’entretenir des relations sociales qui relèvent d’un modèle de relation basée uniquement sur une relation de pouvoir, de négociations, manipulations et chantages.

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Ainsi, Nina (Rene Russo) aurait pu être en plus de la collègue de Lou, la partenaire idéale, si Lou n’utilisait pas les faiblesses des autres pour les détourner à son avantage. On ne peut qu’apprécier le jeu de Riz Ahmed, qui incarne un jeune homme au chômage, sans domicile, qui se fait piégé, étant prêt à tout accepter pour un travail. Le film offre donc une critique de l’ « infotainment » (l’information pour divertir) ou la désinformation, et le manque de déontologie dans les médias. Si certaines scènes vous donnent l’impression d’une violence par les nombreux accidents et morts, tout est montré à travers un filtre, et ce qui choque davantage c’est bien le personnage de Lou, qui ne possède aucune limite. Plus indirectement, le film évoque aussi cette génération de jeunes qui luttent pour travailler en accumulant les petits boulots et stages. Alors que le rêve américain est poussé à son paroxysme, la morale évidente est absente à la fin, ce qui fera de Night Call un thriller qui marquera les esprits.

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