A trois on y va, sortie le 25 mars 2015

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Un film de Jérôme Bonnell avec Anaïs Demoustier, Félix Moati, Sophie Verbeeck.

Bande-annonce:

Synopsis:
« Charlotte et Micha sont jeunes et amoureux. Ils viennent de s’acheter une maison près de Lille pour y filer le parfait amour.
Mais depuis quelques mois, Charlotte trompe Micha avec Mélodie…
Sans rien soupçonner, se sentant toutefois un peu délaissé, Micha trompe Charlotte à son tour… mais avec Mélodie aussi !
Pour Mélodie, c’est le vertige. Complice du secret de chacun. Amoureuse des deux en même temps… »

Mon avis:
J’ai vu le film A trois on y va la semaine dernière en avant-première (photo sur Instagram), en présence du réalisateur Jérôme Bonnell et deux des acteurs du film, Félix Moati et Sophie Verbeeck, qui nous ont parlé de l’histoire et de leur expérience de tournage. Exercice difficile, car il ne faut dévoiler la fin, qui suscite le débat, donc je vais tenter à mon tour de vous en parler sans spoiler. Jérôme Bonnell nous livre un film poétique, basé sur une histoire à trois, avec au centre Mélodie (incarnée par Anaïs Demoustier). Si le synopsis parle d’amour, je vais d’emblée interroger cet aspect, car les personnages, tous les trois jeunes, semblent plutôt être motivés par une vague d’insouciance et une attirance mutuelle les uns envers les autres. Le trio d’acteurs fonctionne à merveille, mais ma préférence va pour le couple Micha (Félix Moati)/ Mélodie, qui apporte de la légèreté au film. Car si le film se caractérise comme une comédie, ce genre est plus problématique avec le personnage de Charlotte (Sophie Verbeeck), mélancolique à souhait.

A trois on y va critique photo

Mais voilà, ce personnage dramatique nuit selon moi au rythme du film, parfois très lent, alors que l’aspect comique reste subsidiaire. Je regrette le manque de quiproquos ou de comique de situation, qui auraient pu apporter une réflexion sur cette question de l’infidélité avec humour. Par conséquent, le drame prend le dessus, alors que l’on découvre, sans comprendre, le personnage de Charlotte qui semble perdu au sein du couple Micha/Mélodie. Cette dernière est d’ailleurs parfaite dans son rôle d’avocate, qui reste naïve au début de sa carrière. Félix Moati, avec son allure d’éternel enfant, est logiquement attiré par elle. Sans vous dévoiler la fin, le titre du film est assez trompeur, car la relation à trois n’existe pas réellement. Jérôme Bonnell s’attarde néanmoins sur des détails, comme la caméra qui accompagne le regard du personnage, ou des gros plans, insistant sur les corps, la peau, la respiration. Mais pourquoi deux femmes et un homme, et pas l’inverse? Jérôme Bonnell explique qu’il est tout simplement plus à l’aise avec les femmes. Soit. A trois on y va nous livre une ode à la liberté, à découvrir à partir du 25 mars en salles.

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