Rebelle, sortie le 1er août 2012

« Certains disent que notre destin est lié à la terre, que celle-ci fait autant partie de nous que nous d’elle. D’autres racontent qu’il est tissé de milliers de fils, de sorte que chaque destin est lié à une infinité d’autres. Nous nous lançons en quête de ce destin, ou bien nous nous battons pour le changer. Certains ne le trouvent jamais. Mais d’autres s’en font une mission « ,  Merida

J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première de Rebelle, le dernier né de Disney Pixar, réalisé par Mark Andrews and Brenda Chapman.

Synopsis:
Au coeur de l’Ecosse dans des temps anciens, Merida, fille du roi Fergus et de la reine Elinor veut changer son destin. Armé de son arc, qu’elle maîtrise comme un réel guerrier, elle s’oppose à son entourage, notamment à sa mère. Son désir de liberté va provoquer malgré elle des problèmes, plongeant tout le royaume dans une situation chaotique.

Mon avis:
Avec Rebelle, Pixar nous présente son premier personnage principal féminin; et Disney ne nous présente pas une princesse conventionnelle ici, cherchant son prince. Bien au contraire, tout le problème de Merida réside dans ce refus d’être une princesse. Si cette histoire nous plonge dans un monde lointain, le sujet est quant à lui universel. Il s’agit en effet des relations parents/ adolescents (ici mère/fille) et du mal être que peuvent ressentir les jeunes dans leur quête d’identité. Cette posture de fille qui veut s’affirmer, de garçon manqué, qui prend les armes, nous l’avons déjà vu avec Mulan; mais le personnage de Merida se rapproche plus du monde contemporain, des jeunes ayant le sentiment d’être incompris et cherchant leur liberté dans la rébellion. Cette rebelle va bien sur à l’encontre de problèmes, c’est une étape nécessaire dans la formation de soi.

Le film est superbe par ce travail d’animation des personnages, des animaux, des détails vestimentaires ou encore de la chevelure rebelle de Merida. La reine Elinor nous apparaît comme un personnage clé, qui s’impose malgré sa féminité et qui a un destin tracé pour sa fille. Le roi Fergus se rapproche de sa fille, et malgré sa grande taille et sa force, il se trouve être un personnage attachant. L’erreur de Merida va la réconcilier avec sa mère, et l’émotion est omniprésente pendant tout le film, alors que les deux personnages féminins essayent d’avouer leur sentiment l’une pour l’autre. L’humour est aussi un aspect essentiel, faisant rire les enfants comme les adultes, notamment avec le contraste des personnages, l’ours qui se comporte comme une dame, utilisant des couverts, marchant sur ses deux pattes arrières, les triplés et la course dans le château, et bien sur le ridicule des lords et leur fils.

La musique se mêle parfaitement à l’action, si bien que les deux chansons présentes ne sont pas ennuyeuses – comme peuvent l’être certaines scènes chantées dans des films d’animation. Petit bémol pour la version française; c’est Bérénice Béjo qui interprète Merida, pourquoi pas, sauf que les réalisateurs ont pris soin de choisir principalement des acteurs d’origine écossaise, ce qui fait qu’on perd cet aspect et accent dans la VF, préférez la VO donc. L’univers écossais se dévoile dans Rebelle dans un somptueux décor (la 3D apporte un léger relief), et si à priori on a l’impression d’un monde excessivement sombre, on se rend compte que c’est délibéré pour illustrer ce paysage montagneux et verdoyant, qui se découvre dans la brume, et qui est imprégné de contes et légendes divers, comme celle des feux follets. Je ne vous donne pas davantage de détails, et je vous invite à voir ce film captivant.

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Cinéma / musique, Loisirs | 3 commentaires

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3 commentaires pour “[Critique] Rebelle, le dernier Disney Pixar

  1. Louise

    Tu as eu de la chance de pouvoir le voir en avant première, j’attends sa sortie avec impatience car le graphisme est vraiment sublime (pour le peu d’images que j’ai pu voir 😉 )

    Répondre